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Harcèlement sexuel

Le harcèlement sexuel, phénomène très répandu au sein de l’enseignement supérieur, est un de nos principaux sujets de travail à l’heure actuelle.

Le harcèlement sexuel, une violence sexiste

Femmes et hommes ne sont pas égaux·les devant le harcèlement sexuel. En 2015, on estimait que les premières en étaient trois fois plus victimes que les seconds. De 40 % à 60 % des femmes ont été ou seront victimes de harcèlement sexuel au cours de leur vie. Selon une enquête réalisée en Île-de-France, les jeunes femmes seraient davantage victimes de harcèlement sexuel : 28 % des moins de vingt-cinq ans et 14 % des 25-34 ans rapportent en avoir été victimes.

Pour ces dernières, ce n’est donc pas un phénomène abstrait et rare mais bien une réalité concrète et largement partagée. Contrairement à ce qui est parfois avancé, le harcèlement sexuel n’est pas le fait de quelques agresseurs isolés, pas une question de morale individuelle, mais un phénomène systémique touchant toutes les couches de la société. C’est le patriarcat qui, en faisant du corps des femmes un objet de consommation pour les hommes et en empêchant les victimes de se défendre, créé les conditions nécessaires à la fois au développement du phénomène mais aussi à son caractère sexiste.

Le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur

Les caractéristiques de l’enseignement supérieur en font un terrain propice au harcèlement sexuel. La subordination des étudiant·e·s à leurs enseignant·e·s, souvent considéré·e·s comme intouchables, en font des cibles faciles pour le·a harceleur·se. Ceci est particulièrement vrai en master et en doctorat où les directeur·rice·s mal intentionné·e·s de mémoire et de thèse disposent de moyens de pression considérables. Un pouvoir qui s’accentue d’autant plus avec les politiques de sélection à l’université qui se généralisent au fur et à mesure des réformes mises au point par les derniers gouvernements.

Nos actions

Nous avons mis en place et pris part à divers initiatives sur la question. Par exemple :

  • la prise en charge et l’accompagnement des victimes de harcèlement sexuel par des militantes formées ;
  • l’obtention de la mise en place d’une cellule contre le harcèlement sexuel à l’université Jean Jaurès ;
  • la réalisation d’une campagne d’information sur le sujet.