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Fusion

Dans le cadre du projet « IDEX — Université de Toulouse », il est prévu que plusieurs établissements membres de l’actuelle université fédérale de Toulouse fusionnent au sein d’un établissement unique, l’université de Toulouse. Les établissements concernés par ce projet sont l’université Toulouse II, l’université Toulouse III, l’institut des sciences appliquées de Toulouse et l’institut national polytechnique de Toulouse.

L’Union des Étudiant·e·s de Toulouse s’oppose depuis sa création à ce projet, pour des raisons aussi bien de forme que de fond.

Des problèmes de fond

Nous considérons que ce projet pose un certains nombre de problèmes :

  1. L’établissement résultant de la fusion posséderait un statut juridique dérogatoire au code de l’éducation, ce qui lui permettrait de rendre les formations payantes. Dans les autres villes où ce genre de projets de fusion ont eu lieu, les frais d’inscription annuels pour certains masters s’élèvent désormais à plusieurs milliers d’euros.
  2. Le nombre de représentants élus au sein du Conseil d’Administration diminuerait drastiquement. Par ailleurs, ce dernier accueillerait désormais treize personnalités extérieurs à l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce serait selon nous une lourde atteinte aussi bien à la démocratie de l’établissement qu’à l’indépendance de l’université vis-à-vis des intérêts privés.
  3. S’inscrivant dans une logique nationale de réduction des coûts, la fusion des universités serait très probablement accompagnée d’une grosse compression du personnel, touchant principalement les BIATSS.
  4. Le projet IDEX ayant pour objet la création d’un pôle dédié à l’aérospatiale et au traitement du cancer, nous nous inquiétons de la place qui serait réservé aux arts ainsi qu’aux sciences humaines au sein du futur établissement.

Des problèmes de forme

Au-delà du contenu du projet en lui-même, nous contestons la manière parfaitement malhonnête et anti-démocratique dont celui est actuellement mis en œuvre.

À l’université Toulouse-Jean-Jaurès, où ce projet à fait l’objet d’une consultation publique, le président de l’université, M. Daniel Lacroix, a choisi de passer en force et d’imposer à la communauté universitaire de participer à ce projet, alors même que celui-ci avait été rejeté à 94,41 % par les étudiant·e·s et à 61,80 % par les membres du personnel. Nonobstant le résultat de la consultation, M. Lacroix, qui s’était engagé à le suivre, a préféré briser le secret du vote en Conseil d’Administration, afin de pouvoir user de sa voix prépondérante pour faire pencher le vote en faveur de la fusion.

C’est pourquoi nous demandons le retrait immédiat du projet de fusion et la démission de M. Daniel Lacroix de son poste de président de l’université Toulouse II.