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Tag: UT2J

Sur les élections étudiantes

Posted in Communiqués de presse

Les 6 et 7 novembre prochain auront lieu les élections des représentant·e·s étudiant·e·s dans les trois conseils centraux de l’université du Mirail (Jean Jaurès). Cette échéance se déroulera dans des circonstances exceptionnelles puisque l’université est encore aujourd’hui sous tutelle du ministère qui a dissous les instances durant le mouvement de grève du printemps dernier. Nous allons donc retrouver un fonctionnement « normal ».

Campagne sans-fac : l’heure de l’offensive a sonné

Posted in Communiqués de presse

Malgré l’ouverture des procédures d’inscription hors délai (jusqu’au 23 octobre) sur décision de l’administrateur M. Laganier, force est de constater que les « efforts » effectués ne sont pas suffisants. Autant de garde-fous et de conditions au traitement des dossiers relèvent finalement d’une politique de sélection similaire à celle instaurée par Parcoursup, contre laquelle nous nous sommes collectivement battu·e·s au printemps dernier, syndicats étudiants, syndicats du personnel, mais également certaines composantes elle-mêmes. Il est désormais temps d’assumer les paroles prononcées en Assemblée générale et de tout mettre en œuvre pour faire respecter nos principes.

FAQ – Résumé de la semaine agitée qui vient de s’écouler au Mirail

Posted in Actualités des mobilisations

Que signifie l’échec de l’IDEX ?

Lundi dernier, nous n’avons pas obtenu le label « initiative d’excellence » censé, par la recherche et l’innovation, accroître la compétitivité et le rayonnement à l’international de notre université. Les raisons évoquées par le jury international sont les suivantes : « recurring divisions among major players of the site […] and a turbulent internal political setting ». Ce qu’il manque au projet, c’est aussi « the willingness to think independently of existing legal or administrative contraints ». On vous laisse traduire. #BullshIDEX

Autrement dit, Toulouse ne touchera pas les maigres subventions promises par l’obtention de ce label. Pour notre mouvement, il s’agit d’une petite victoire en soi. En effet, sans IDEX, le projet de fusion en lui-même « devient caduque », selon les mots de Daniel Lacroix, ex-président de l’université Jean Jaurès.

Le projet de fusion avec l’UT3 est-il pour autant arrêté ?

Non ! À la suite d’une discussion avec Daniel Lacroix, il avait été convenu qu’un retrait du projet serait envisagé et soumis au vote du Conseil d’Administration du mardi 20 mars. Arrivé·e·s sur place, les opposant·e·s au projet ont pu constater que ce point n’avait pas été rajouté à l’ordre du jour. Le CA a donc été envahi par les grévistes et n’a pas pu se tenir. A ce jour, le projet de fusion est toujours en cours. Et il est d’autant plus dangereux que, dans un communiqué ministériel, l’État a réaffirmé son soutien à la création d’un nouveau projet qui regroupera les « acteurs du site toulousain ». Notre combat garde donc tout son sens et il nous faut sortir nous exfiltrer de ce projet au plus vite, avant que le gouvernement ne nous force la main.

Que signifie la mise sous tutelle de l’université par le ministère ?

Mardi midi, nous avons été notifiés par diverses sources concordantes qu’une mise sous tutelle du Mirail par le ministère se préparait. En effet, un communiqué de Frédérique Vidal, ministre de l’ESR, a par la suite été publié annonçant la dissolution des conseils centraux de l’université, grâce à l’article L. 719-8 du code de l’Éducation. Cette décision ferait suite à l’empêchement du cinquième CA consécutif, preuve que le mouvement de grève paralysait bel et bien l’université au point d’embêter le ministère. Dans les faits, cela signifie donc que Daniel Lacroix a été remercié et n’est aujourd’hui plus président de l’université. De même, les vice-président·e·s, les élu·e·s en CA, CFVU et CR ont été démis·es de leurs fonctions. L’organisation de nouvelles élections générales a par ailleurs été annoncée.

En quoi cette situation est inédite et inquiétante ?

Pour commencer, cela ne s’est jamais produit en France par le passé. Jusque là, les mises sous tutelle étaient réservées aux universités jugées coupables de mauvaise gestion budgétaire. On accordait un semblant de démocratie universitaire, et le ministère se contentait de resserrer la vis en cas d’égarement des représentant·e·s élu·e·s. Dans notre cas, la situation est différente puisqu’aucun budget n’a pu être voté. Les « cadres démocratiques » de l’université étaient à l’arrêt du fait du mouvement de grève. Nous étions devenu·e·s inopérant·e·s de manière interne et tout à fait légitime, par l’absence de quorums ou l’envahissement des conseils. Cela n’a donc pas plu au ministère qui a placé un administrateur provisoire de manière tout à faire autocratique, leur permettant ainsi de continuer leur politique néolibérale comme si de rien n’était. Cette décision ouvre une ère d’ingérence institutionnelle sans précédent. Nous sommes les premiers à dénoncer la mascarade qu’est aujourd’hui la démocratie à l’université, néanmoins Daniel Lacroix était plus légitime à gérer l’université qu’un pion du ministère, et ce malgré ses trahisons. Lacroix était élu démocratiquement, par un système certes critiquable (et critiqué), mais qui vaudra toujours mieux que la décision verticale d’un organe de pouvoir ! N’oublions pas que sous la présidence de Lacroix, la CFVU avait voté le refus des attendus et des capacités d’accueil, envoyant ainsi un signal fort au ministère quant à la loi ORE. Cette prise de position sera-t-elle toujours valable sous l’administration provisoire ? Enfin, cette décision est extrêmement inquiétante pour l’avenir des mouvements sociaux dans les universités. Par cet arrêté, le ministère met un coup de pression aux présidents de facultés, les incitant à canaliser leurs étudiant·e·s et personnels mobilisé·e·s (pour ne pas dire tuer dans l’œuf toute tentative d’organisation politique), et en les menaçant de destitution. En cas d’agitation étudiante, les présidents de facs seront-ils nécessairement purgés à l’avenir ? Tout est possible maintenant que la ligne rouge a été franchie.

Qui est l’administrateur provisoire du Mirail ?

Le nouvel administrateur est Richard Laganier, ancien président de l’université de Guyane, professeur en géographie à Paris 7 et chercheur au CNRS. Il travaille plus spécifiquement sur la gestion des territoires. Il est également connu pour être un conseiller très proche du ministère de l’ESR, ce qui laisse penser que le gouvernement a désormais la mainmise totale sur l’université.

Qu’en est-il de la menace d’intervention policière ?

Plusieurs sources solides nous ont annoncé une intervention policière imminente au Mirail pour déloger les occupant·e·s et débloquer la fac de force. Si l’information a été démentie ensuite par le ministère, il s’agit d’un rétropédalage de sa part, regrettant sans doute la polémique créée à l’annonce de la mise sous tutelle. A l’heure actuelle, Richard Laganier a assuré qu’il ne ferait pas intervenir les forces de l’ordre sur le campus. Nous restons méfiant·e·s et alertes, quoiqu’il advienne.

L’université est-elle actuellement occupée ?

Oui. Depuis l’annonce de la mise sous tutelle, le Grand Amphi est occupé en plus du 3ème étage de l’Arche. Passez quand vous le souhaitez.

Un blocage illimité a-t-il été voté en représailles ?

Plusieurs médias ont annoncé l’adoption d’un blocus permanent par les étudiant-es grévistes. Il s’agit là d’une fausse information. S’est tenue mardi une réunion de crise, aucunement décisionnaire, et non une Assemblée générale. La poursuite ou non du blocage se verra décidée ce lundi, à l’AG de 12h30.

Qu’en est-il des élections ?

Le ministère a annoncé la tenue de nouvelles élections générales au Mirail, sous 3 mois. L’AG du jeudi 22/03 a refusé cette date-butoir et a voté la tenue d’élections à la rentrée prochaine. Des élections en mai/juin seraient catastrophiques en terme de représentativité démocratique notamment puisqu’elles tomberaient en pleines périodes de partiels pour les étudiant·e·s.

Sur le blocage total du campus du Mirail

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Compte tenu des événements de la journée du 6 mars, et de la décision de l’AG de bloquer totalement la fac jusqu’à mardi prochain, l’UET tient à clarifier sa position.

Notre syndicat a toujours été respectueux des décisions votées en Assemblée générale, que nous soyons en accord ou non avec ces dernières. Ainsi, malgré les votes de chacun·e, l’UET ne s’opposera pas à la décision prise bien que nous considérions que le blocage permanent ne permette pas à l’heure actuelle d’élargir la mobilisation. L’UET sera néanmoins partie prenante de toutes les actions organisées cette semaine qui iront dans le sens de l’élargissement de la mobilisation. Nous ferons également en sorte que la division ne s’installe pas parmi les étudiant·e·s, qu’ils et elles soient pour ou contre le blocage, et qui partagent notre combat pour une université publique, gratuite et ouverte à tou·te·s.

C’est pourquoi nous condamnons les manœuvres des partisans de la fusion qui sont venus en nombre mardi à l’AG voter pour (!) le blocage total. Ces personnes ont choisi la stratégie de la tension en voulant paralyser le mouvement et monter les étudiant·e·s les un·e·s contre les autres.

Néanmoins, le « dépouillement » des salles de cours qui a eu lieu aux alentours de 15 heures est une action dont nous ne souhaitons pas être tenu·e·s pour responsables. Elle n’avait pas été votée au préalable, et a été menée par des individus qui agissaient en leur nom, et non pas en celui de la mobilisation. Ainsi, nous refusons que le syndicat et ses militant·e·s soient associé·e·s à la sortie forcée des étudiant·e·s de leurs cours.

De plus, cela faisait complètement obstruction à l’intervention de Sud Santé, la CGT Santé et d’Act Up sur la santé sexuelle dans le cadre de la semaine féministe organisée par l’UET, une semaine où nombre de nos militantes se sont investies. Faire passer ces actions au second plan, c’est pour nous invisibiliser les luttes féministes.
Nous espérons vous voir nombreux·ses dès aujourd’hui à 16h pour une réunion d’information sur la sélection au Grand Amphi, et dans les jours qui suivront, sur le blocage et ses animations, la semaine féministe et les autres actions qui seront menées !

Enfin, nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux à la prochaine AG qui aura lieu mardi 13 mars à 12h30 au Grand Amphi afin de renouer avec le débat et la discussion sur les raisons de la mobilisation et les moyens d’action dont nous nous dotons.

L’occupation continue

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Suite à l’envahissement, mardi 24 octobre dernier, du Conseil d’Administration de l’université Jean Jaurès, le collectif des étudiant·e·s sans-fac, impulsé par l’Union des Étudiant·e·s de Toulouse (UET), a choisi d’occuper la salle du Conseil de l’université Toulouse II, et ce pour une durée indéterminée ; le but étant d’obtenir l’inscription de toutes et tous. Lors des quatre jours de lutte ayant suivis, le collectif a obtenu, après de multiples réunions avec les instances dirigeantes de l’université, l’inscription d’une cinquante de personnes, principalement en cursus de licence.

Cependant, au soir du vendredi 27 octobre, date de début des vacances, 36 étudiant·e·s restent toujours sans inscription aucune. Parmi eux et elles, une vingtaine de postulant·e·s à la première année de master Innovation, Entreprise et Société (INES), non-sélectionné·e·s et laissé·e·s sans solution de repli acceptable par le rectorat de l’académie de Toulouse.

Par ailleurs, en plus de ne toujours pas pouvoir étudier plus d’un mois après le début des cours, certain·e·s des sans-fac, de nationalité étrangère, risquent l’expulsion du territoire français, faute d’avoir pu renouveler leur visa d’études.

C’est dans ces conditions, que le collectif des étudiant·e·s sans-fac a décidé de reconduire, l’occupation des locaux de l’université. Jusqu’à nouvel ordre, nous nous réunirons désormais tous les jour en salle du Conseil à 16h afin de faire le bilan de la situation et des actions entreprises et de décider des suites à donner au mouvement.