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Campagne des sans-fac, encore une !

Posted in Communiqués de presse

Ce communiqué a été écrit par le collectif des étudiant·e·s sans-fac du Mirail, soutenu par l’UET.

Après 3 années successives de personnes en situation de sans-fac, l’université n’a proposé aucune solution concrète pour régler le problème. De plus, on observe une augmentation du nombre de candidat·e·s dans l’impossibilité d’accéder à l’Université. Localement nous comptions 130 personnes dans cette impasse ces deux derniers mois. Accompagnées par l’Union des Etudiant.e.s de Toulouse dans une « campagne des sans-fac » et après de longue négociations, un certains nombre d’étudiant·e·s ont pu accéder à l’université, mais 75 restent sans inscription. A l’échelle nationale des campagnes des sans-fac réalisées par les forces militantes présentes ont aussi lieu tel qu’à Nanterre ou Tolbiac pour apporter leur soutien et leur aide à des personnes dans la même situation.

Les situations difficiles de ces personnes laissées sur le carreau ne se rencontrent pas que dans ces 3 universités mais concernent des milliers d’autres délaissés par le dispositif Parcoursup, qui ont abandonné leurs études ou poursuites d’études. Il s’agit d’une des conséquences des politiques ministérielles relayées par les directions académiques, qui visent à sélectionner les gens sur des bases de fausses méritocraties et de reproduction sociale. Ces instances administratives et politiques agissent de façon discriminatoire à l’égard des sans-facs. Les accès à une inscription se trouvent être semés d’embûches lorsque ces personnes sont étranger·e·s, en situation de handicaps ou qu’elles aient redoublé auparavant. En effet, ce sont les étudiant·e·s les plus précarisé·e·s qui subissent ce plan aujourd’hui. Cependant, nous sommes tout·e·s concerné·e·s. Par exemple, ce n’est pas interdit d’avoir des problèmes de santé, mais on vous interdira de poursuivre vos études si ça vous arrive. De plus, la sélection s’effectuant désormais à tous les niveaux universitaires elle vous menace toutes et tous.

Face à cette volonté politique, l’université joue le jeu de l’immobilisme, en attendant que les étudiants perdent espoir, laissant les personnels administratifs faire le sale boulot à leur place, alors qu’une simple signature peut régler le problème en moins de 5 minutes. L’éducation est un droit, se le faire refuser pour des motifs vagues revient à se faire confisquer son avenir.

Cette situation est inacceptable mais pas irrémédiable. La preuve en est du succès des « campagnes sans fac » qui ont eu lieu les années précédentes sur l’UT2J, ce qui démontre bien que l’administration est en mesure de nous accorder ces inscriptions. Si elle l’a oublié, nous venons le lui rappeler et nous continuerons jusqu’à l’obtention de l’inscription pour toutes et tous. Que tu sois concerné·e ou que tu souhaites nous soutenir, rejoins-nous le 5 novembre à 10h30 au rassemblement de soutien et de lutte que nous organisons devant le bâtiment accueil.