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Politique sociale raciste à l’université Paul Sabatier

Posted in Communiqués de presse

Dans le courant du mois de septembre, la direction de l’université Toulouse III — Paul Sabatier a pris la décision de restreindre ses aides sociales aux seul·e·s ressortissant·e·s de l’espace Schengen. Cette décision scandaleuse, prise en catimini par la présidence et la direction générale des services, met en danger certain·e·s des étudiant·e·s les plus précaires de l’établissement.

Le Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes (FSDIE) est un fonds propre à chaque université et financé en majeure partie par une contribution payée par les étudiant·e·s lors de leur inscription. Initialement créé pour permettre de financer les associations étudiantes, il est également utilisé pour aider ponctuellement des étudiant·e·s en grande difficulté financière qui en font la demande.

Fin septembre, le président de l’université Paul Sabatier, M. Jean-Pierre Vinel, a pris la décision de réserver la part du FSDIE dévolue à l’aide sociale aux seul·e·s étudiant·e·s ressortissant·e·s de l’espace Schengen. En effet, la loi asile et immigration nouvellement entrée en vigueur imposant aux ressortissant·e·s non-européen·ne·s de disposer d’une situation financière leur permettant de vivre sur le territoire français, la direction générale des services a estimé que les étranger·ère·s n’avaient à bénéficier d’aucune forme d’aide sociale, même ponctuelle. Les étudiant·e·s ne possédant pas la nationalité européenne, islandaise, liechtensteinoise, norvégienne ou suisse se retrouvent donc exclu·e·s de ce dispositif.

Ce brusque changement de politique fragilise d’autant plus la situation d’une population déjà lourdement précarisée. En effet, au sein des nombreuses personnes affectées par cette décision, l’on compte la plupart des étudiant·e·s demandeur·se·s d’asile, réfugié·e·s ou bénéficiant de la protection subsidiaire.

L’UET dénonce cette mesure raciste qui prive injustement une partie des étudiant·e·s les plus pauvres d’une aide financière qui pourrait les aider. Nous exigeons l’abrogation immédiate de cette politique, la réouverture des aides financières à l’ensemble des étudiant·e·s, qu’il·elle·s soient ou non ressortissant·e·s de l’espace Schengen, et l’ajout immédiat d’une nouvelle date de dépôt de demande.