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Sur les élections étudiantes

Posted in Communiqués de presse

Les 6 et 7 novembre prochain auront lieu les élections des représentant·e·s étudiant·e·s dans les trois conseils centraux de l’université du Mirail (Jean Jaurès). Cette échéance se déroulera dans des circonstances exceptionnelles puisque l’université est encore aujourd’hui sous tutelle du ministère qui a dissous les instances durant le mouvement de grève du printemps dernier. Nous allons donc retrouver un fonctionnement « normal ».

Mais il ne s’agit pas pour autant de considérer que tout va rentrer dans l’ordre comme si rien ne s’était passé. Le projet de fusion a certes été abandonné et, en ce sens, nous avons obtenu une victoire. Mais en fonction du résultat électoral, un tel projet pourrait revoir le jour sous une forme nouvelle, ce qui pour nous est inacceptable.

Les derniers mois ont également vu émerger des forces pro-gouvernementales, voire totalement réactionnaires sur les campus. La FAGE, et avec eux les jeunes macronistes, se font les relais des projets du pouvoir en place afin de faire avaler la politique de sélection et de concurrence généralisée dans l’enseignement supérieur. L’UNI et des bandes fascistes surfent sur un discours anti-mobilisations, pour le « droit d’étudier », tant que c’est pour les enfants de « bonne famille » et les français·es « de souche ».

Nous pensons qu’il est possible de prendre un autre chemin. Nous défendons un syndicalisme de solidarité, d’entraide, de combats quotidiens comme de grandes luttes. Nous n’avons pas peur de nous confronter aux politiques néo-libérales afin de défendre un système d’éducation ouvert, public, gratuit et de qualité. Pour cela, nous avons besoin de rassembler celles et ceux qui partagent ces constats et objectifs.

C’est pourquoi nous avons pris contact avec l’ensemble des forces syndicales de l’université qui se sont positionnées contre la loi ORE et Parcoursup, contre la sélection, mais aussi contre la suppression des rattrapages et de la compensation en licence : l’UEC, l’UNEF et Solidaires étudiant·e·s. Nous avons exposé les grandes lignes d’un possible rassemblement au moment des élections, afin de défendre nos principes communs et de ne pas laisser progresser la droite et l’extrême-droite. Nous savons que nous avons des désaccords qui sont parfois nombreux. Mais dans les instances de l’université, nous avons fait systématiquement les mêmes choix durant les deux années précédentes. Cet accord permettrait que nous soyons plus fort·e·s sur quelques points qui nous rassemblent pour porter la voix des étudiant·e·s, tout en maintenant l’existence et l’activité propre de chaque syndicat.

C’est pourquoi nous invitons toutes ces organisations à une rencontre dans le courant de la semaine. Une alliance est possible, souhaitable même, et nous sommes persuadé·e·s que chacun·e en comprendra l’intérêt, au-delà des calculs d’appareil et des volontés individuelles. C’est en ce sens que nous œuvrerons dans les prochains jours.