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Campagne sans-fac : l’heure de l’offensive a sonné

Posted in Communiqués de presse

Malgré l’ouverture des procédures d’inscription hors délai (jusqu’au 23 octobre) sur décision de l’administrateur M. Laganier, force est de constater que les « efforts » effectués ne sont pas suffisants. Autant de garde-fous et de conditions au traitement des dossiers relèvent finalement d’une politique de sélection similaire à celle instaurée par Parcoursup, contre laquelle nous nous sommes collectivement battu·e·s au printemps dernier, syndicats étudiants, syndicats du personnel, mais également certaines composantes elle-mêmes. Il est désormais temps d’assumer les paroles prononcées en Assemblée générale et de tout mettre en œuvre pour faire respecter nos principes.

Du côté de l’administration, on nous explique depuis plusieurs semaines qu’en l’absence de président·e élu·e, rien ne peut être fait. Les différentes directions d’UFR et l’administration provisoire se renvoient la balle : personne ne veut assumer la charge politique d’accepter des étudiant·e·s sans inscription à l’université. Malgré la procédure validée par l’administration, certaines composantes se défilent et refusent de délivrer les dossiers hors-délai. Ceci n’est pas acceptable. Le fait est que des décisions, politiques, continuent d’être prises par l’université : notamment la circulaire visant à restreindre les libertés syndicales, ou encore le flicage proprement scandaleux des enseignant·e·s et BIATSS anciennement grévistes. Ce double-discours doit disparaître.

La volonté de ne pas prendre de décisions politiques est une décision politique en soi. Lorsque des demandeurs et demandeuses d’asile seront sous peu menacé·e·s d’expulsion du territoire français, faute de renouvellement de leur titre de séjour, cela traduit bel et bien une volonté politique de la part de l’université, du rectorat, et du ministère de condamner ces personnes à risquer, non seulement leurs études et leur avenir professionnel, mais parfois aussi leur vie. L’actualité nous prouve tous les jours (refus d’accueillir l’Aquarius, suicide de Karim au CRA de Cornebarrieu, loi asile-immigration dans son intégralité, etc.) que ces politiques d’immobilisme sont criminelles. Lorsqu’on demande à un·e étudiant·e étranger·ère de fournir une attestation de TCF (Test de Connaissance en Français), dont la prochaine session se tiendra fin novembre, alors que son titre de séjour se périme en octobre, et que les procédures hors-délai se clôturent en octobre également, on le met en danger. Il est temps pour tout le monde de prendre ses responsabilités quant aux enjeux humains auxquels notre université, qui n’est pas une tour d’ivoire qui échapperait aux problématiques sociales, fait face.

En plus des problèmes exposés ci-dessus, nous revendiquons :

  • Le rétablissement au plus vite des IVP (Inscriptions par Voie Postale) dans les UFR de Langues et de Psychologie : plus de 400 étudiant·e·s qui n’ont plus accès à l’IVP, c’est autant qui ne s’inscriront plus à la fac. L’UET réceptionne et traite actuellement les demandes à la place des UFR. Co-gérer l’université, voire faire son travail à sa place pour cause d’asphyxie budgétaire, n’est pas le rôle d’un syndicat étudiant. Nous voulons des garanties comme quoi les IVP seront rétablies dès l’année prochaine.
  • L’embauche immédiate d’une assistante sociale supplémentaire pour pallier à la mutation de Mme Vidal : il est irresponsable qu’en cette période de rentrée, si particulière pour les raisons que l’on connaît, les dossiers des étudiant·e·s précaires soient traités avec une attente interminable. Certain·e·s ne peuvent pas payer leurs frais d’inscription, pour d’autres, c’est leur renouvellement en résidence universitaire qui est menacée.
  • L’instauration d’une voie de recours pour postuler en M1 interne à l’établissement et qui contournerait la procédure « trouvermonmaster.gouv.fr », véritable Pôle Emploi de l’ESR, dysfonctionnelle et ne répondant pas aux critères de spécialisation des étudiant·e·s.

Il est aujourd’hui dans l’intérêt de l’administration et des composantes d’accéder à nos demandes. Au 1er octobre, nous comptons pas moins de 120 étudiant·e·s sans fac connu·e·s de l’UET. Ces chiffres sont particulièrement importants. Qu’en sera-t-il dans deux mois ? Si l’inaction se poursuit, nous nous réservons le droit d’obtenir l’inscription pour toutes et tous par tous les moyens que nous jugerons nécessaires, y compris la riposte collective.